Selon les projections de l’INSEE, 84200 nouveaux ménages seraient présents en Bourgogne en 2030. Plus de 120000 logements seraient à construire en 20 ans, dont 700 dans la Nièvre.


Cette hausse du nombre de nouveaux ménages résulterait de la combinaison de différents facteurs :

  • Une dynamique démographique favorisant l’arrivée de nouveaux habitants.
    La population bourguignonne continuerait d’augmenter jusqu’en 2030 : l’installation de retraités franciliens dans la région serait amplifiée et les départs de jeunes et d’actifs se tasseraient. Cet excédent migratoire compenserait le solde naturel qui devrait de plus en plus déficitaire.
  • Un phénomène de vieillissement de la population.
    Le nombre de ménages âgés, plus petits que la moyenne, seraient plus élevé : les couples âgés vivant sans enfants et les individus seuls après un veuvage seraient plus nombreux.
  • Une évolution marquée des modes de cohabitation des individus.
    La part des personnes vivant seules passerait de 35 % en 2009, à 43 % en 2030. Les couples se forment plus tardivement et les séparations sont plus fréquentes, les individus occupent de fait plus souvent leur logement seuls.

En Bourgogne, si les tendances passées se poursuivaient, le nombre de ménages passerait de 732400 en 2009, à 816600 en 2030, ce qui représente 84200 nouveaux ménages. 98700 Bourguignons supplémentaires résideraient seuls dans leur logement en 2030, dont 63 % personnes âgés de 65 ans et plus. La Nièvre devrait compter 108900 ménages en 2030, contre 102800 ménages en 2009.

|Département|Variation annuelle du nombre de ménages 2009-2030|due à l’évolution démographique|due à l’évolution de la structure par âge de la population|due à l’évolution des comportements de cohabitation|
|Nièvre|0,27%|-0,10%|0,23%|0,14%|
Source : Insee

Les logements rénovés ou construits d’ici 2030 devront être adaptés à la réduction de la taille des ménages : les ménages bourguignons comprenaient en moyenne 2,3 personnes en 2009, ils en comporteraient 2,1 en 2030. Ils devront également être adaptés au vieillissement de la population, dans l’optique d’un maintien à domicile des personnes moins autonomes, voire dépendantes.